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Le 17 décembre 2015

L’Insee photographie les couples et les familles français

Le 16 décembre 2015, l'Institut national de la statistique et des études économiques dessine le portrait des couples et des familles aujourd'hui en France. Si la vie maritale ...

Le 16 décembre 2015, l'Institut national de la statistique et des études économiques dessine le portrait des couples et des familles aujourd'hui en France. Si la vie maritale connaît encore un grand succès (trois enfants sur quatre vivent avec leurs deux parents mariés), les formes de conjugalité se diversifient. Les unions libres se développent plus tardivement, la monoparentalité se diffuse. Dans ces familles monoparentales, les représentations sociales marquent un tournant. Le veuvage n'est plus la cause principale de la monoparentalité et la tolérance se répand à l'égard des parents divorcés ou célibataires. À la séparation des mères et pères, la famille connaît un nouveau visage, tant extrapatrimonial que patrimonial. Les effets de la rupture sont nombreux, leur évolution significative.

En effet, entre 2009 et 2012, 293 000 couples dont un des conjoints est âgé de 25 à 60 ans se séparent chaque année. Une personne sur cinq se sépare de son premier conjoint avant cinq années de cohabitation. Partant, 19% des personnes âgées de 26 à 65 ans déclarent avoir vécu deux relations. Cependant, toutes les unions reformées ne donnent pas lieu à cohabitation. « Après une séparation ayant eu lieu entre 25 et 50 ans, on estime que près d'une personne sur trois (30 %) ne forme pas d'union cohabitante dans les quinze années suivant la séparation ».

Concernant le niveau de vie des femmes et des hommes après un divorce ou une rupture de pacs, l'étude révèle une baisse de 20% pour les femmes et de 3% pour les hommes. « Ces variations sont particulièrement sensibles à la part qu'apportait chaque conjoint dans les revenus du couple résultant en partie de la spécialisation entre travail domestique et travail professionnel rémunéré ». Et, contrairement à celles des pères, les variations de niveau de vie des mères dépendent assez peu du nombre d'enfants à charge avant la rupture.

Concernant la résidence et la pension alimentaire des enfants, l'étude indique que les parents sont parvenus à un accord sur la résidence des enfants dans huit séparations sur dix. Si la résidence unique chez la mère, décidée pour les trois quarts des enfants, demeure la règle, le juge entérine de plus en plus les choix de résidence alternée ou partagée, de manière égale entre la mère et le père. Quant à la pension alimentaire, « elle est payée dans huit cas sur dix systématiquement  et dans son intégralité pendant les deux ans qui suivent le jugement ». Elle s'élève en moyenne à 170 euros mensuels par enfant.

Pour approfondir ces trajectoires « entre permanences et ruptures », lire : http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/COUFAM15.pdf

Sources : Insee références, Couples et familles, éd. déc. 2015